Accompagnement parental

« Les parents parfaits n’ont pas d’enfant. » – Jane Nelsen

Afin de vous expliquer comment je vois mon métier d’accompagnant parental, j’aimerais vous partager une petite histoire vécue lors de l’allaitement de mon 3ème enfant.

Alors que j’avais dû arrêter d’allaiter mes 2 premiers enfants plus tôt que désiré, j’avais mis beaucoup d’espoir dans ce 3ème allaitement. Je m’étais ‘juré’ d’allaiter le plus longtemps possible (ce qui signifiait au moins plusieurs mois et idéalement jusqu’à 1 an 😊). Quelle ne fût pas ma déception quand à 6 semaines, j’ai commencé à sentir que ma production de lait diminuait fortement. J’étais désemparée, je me demandais ce qui ‘clochait’ chez moi pour ne pas avoir assez pour nourrir mon enfant. Je voulais à tout prix éviter les compléments qui, à mes yeux ne feraient que diminuer encore ma production de lait.

Voulant mettre toutes les chances de mon côté, j’ai appelé une première dame qui m’avait accompagnée les premières semaines après la naissance. Son conseil fût de tirer mon lait entre les têtées afin de stimuler ma lactation au maximum et de compléter les têtées insuffisantes avec mon propre lait afin de ne pas donner de complément. Cependant, après 1 jour seulement, force était de constater que la situation était encore pire. J’avais de moins en moins de lait et mon état émotionnel était catastrophique. Je perdais confiance dans ma capacité à nourrir mon enfant moi-même. J’ai alors décidé d’appeler ma sage-femme qui m’avait également suivie depuis le début et sa réaction fût fort différente. Elle a entendu le désespoir dans ma voix et m’a de suite suggéré d’enlever toute cette pression et de compléter chaque têtée par un complément de biberon en poudre, le but étant de donner du répit à mon corps pendant quelques jours. Après une dizaine de jours, en réduisant progressivement la quantité de complément, quelle ne fût pas ma surprise de voir que mon corps était de nouveau en mesure de produire la quantité de lait nécessaire pour nourrir mon bébé.

Cette histoire illustre selon moi parfaitement ce que beaucoup de mères s’imposent souvent face à leurs enfants. Elles ont la volonté de leur apporter le meilleur mais, en se mettant toute cette pression, ne parviennent pas à leur fin. Dès lors, j’aimerais mettre en avant ce que j’ai la ferme intention de rappeler aux parents qui viennent me voir :

  1. Donner ce que vous êtes capable de donner à chaque instant est bien plus précieux que de vouloir donner le meilleur à tout moment – vous apporterez bien plus que ce que vous ne pensez
  2. Il existe toujours des ressources autour de vous pour vous accompagner dans les moments plus compliqués et y faire appel n’est pas synonyme d’échec – et ce n’est pas parce que vous en avez besoin à un moment que vous en aurez toujours besoin
  3. Faites-vous confiance, vous êtes la meilleure personne pour savoir ce qui est bon pour vous et vos enfants

En tant qu’accompagnante parentale, je vous propose des moments d’échange où je vous inviterai à prendre du recul sur vos situations compliquées afin d’en comprendre les causes et d’identifier des pistes de solutions, ceci dans un cadre bienveillant, sans jugement 🤗.

Ces accompagnements s’adressent à tout parent (seul ou en couple), peu importe l’âge des enfants, qui souhaite être accompagné dans sa réflexion face aux défis de la parentalité (ex: sommeil, gestion émotionnelle, difficultés relationnelles, difficulté à poser un cadre ferme et bienveillant à la fois, …).

Au plaisir de vous rencontrer et d’échanger avec vous 😊!

Accompagnante parentale Henri-Chapelle Françoise Moonen